les marâtres des temps modernes

Publié le par kéline

Est-il révolu le mythe où tous les membres de la famille recomposée trouvent leur place dans la nouvelle harmonie  parentale qui leur est offerte après un deuxième mariage ? Les femmes, "les marâtres" en seraient - elles les premières victimes en admettant que tout soit  facile pour les enfants ce qui est loin d'être le cas ? D'une façon générale, ce sont les femmes plus que les hommes qui  s'adonnent aux soins quotidiens donc ce sont elles qui sont le plus exposées au rejet des enfants du conjoint. De nombreux d'exemples montrent que ça coince ferme. J'ai celui d'un couple d'amis, attentifs l'un et l'autre au bien-être des deux enfants du père nés d'un premier mariage, mais dès qu'un conflit surgit la première visée par sa 'belle fille' est mon amie, la nouvelle femme de son père, la mauvaise mère.  C'est en pensant à elle que j'ai lu avec intérêt cet article sur la création du club des marâtres.

« Vous ne les aimez pas, ils vous pourrissent la vie, vous préféreriez qu'ils n'existent pas, ces gosses ? Dites-le, personne ne vous jugera. » Sourires tendus. Elles sont une dizaine, dans ce café du 11e arrondissement de Paris, à assister pour la première fois à la réunion mensuelle du Club des marâtres. Créé il y a quatre ans par Marie-Luce Iovane-Chesneau , « marâtre » pétulante et décomplexée, ce cercle est un genre de salon exutoire où des belles-mères à cran déversent chaque mois leur fiel et leurs angoisses. Sans tabou. D'ailleurs, la réunion commence à peine que le niveau sonore, à la table des habituées, s'envole déjà de façon inquiétante... Concert de sanglots autour de la table ; " Lorsque mes belles-filles sont chez nous, elles ne me parlent pas, elles ne me regardent pas. Si elles ont quelque chose à me demander, c'est leur père qui me transmet le message. Comme si, sous mon propre toit, je n'existais pas. » ou encore " Je voulais qu'on ne me reproche rien, alors j'ai tout porté. Je les ai renvoyés pendant des années avec leur linge repassé chez leur mère, comme si c'était normal. " ou encore " Les enfants de mon mari arrivent, j'en suis malade. Pourtant, je pensais que ça irait tout seul, moi, j'y croyais à ces familles modernes qu'on nous montre en exemple."

Au club des marâtres, on espère être reconnu légalement. Est-ce bien nécessaire ? Le gouvernement essaie de trouver un "  statut de beau-parent " mais légiferer sur l'affectif voila une tâche particulièrement délicate .

1,6 million
d'enfants vivent officiellement dans des familles recomposées.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
N
<br /> <br /> Etre maratre n'est pas facile, il y a plein de derives auxquelles on s'expose: attaques morales et financière de la mère, attitude défaitiste du père, rejet des beaux enfants, sentiment<br /> d'intrusion chez soi, forte incitation a s'occuper des beaux enfants parce qu'on est une femme...bref la liste est longue. C'est d'autant plus douloureux qu'on est jeune, débordante d'activités<br /> et absolument pas l'envie de s'encombrer de tous ces problème présents, passés (l'echec du couple) et futurs (gestion de l'arrivée de notre enfant etc). En ce qui me concerne, après m'etre<br /> épuisée a vouloir reconcilier tout le monde etjouer le role de mon homme, j'ai decide de rendre l'eponge. Dorenavant je les laisse entre eux le week end et moi je vais voir mes amies ou suivre<br /> mes formations professionnelles. C'était moi ou eux. J'ai choisi, même si certains ici me trouveront dure. Bon courage à toutes les maratres!<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
P
Un article TRÈS intéressant et d'une trop grande réalisté malheureusement. Tellement de familles recomposées... je dirais que c'est au départ normal pour un jeune enfant et même un ado de ne pas « accepter » l'autre personne car dans son esprit d'enfant, son parent « remplace » celui qu'il n'a plus au quotidien. Cependant, il y a différence entre le fait d'être saccartisque et conscient de ces paroles et gestes envers le « beau-parent ». Et je peux aussi dire que certains « beaux-parents » ne donnent pas leur place non plus... ils se donnent la permission d'entrer un peu trop dans la « bulle » de l'enfant. Alors, je pense qu'il y a les deux côtés à envisager ici.Pour le terme de « marâtre » loin d'être de vraies marâtres... j'en ai connu une VRAIE malheureusement qui m'a donné naissance. Et là, je vous parle d'une marâtre qui pourrait gagner ce PRIX !!Bisous Kéline, très intéressant cet article.
Répondre
:
De ce côté là, moi, je suis gâtée ! Ma fille adore Pépère (qui le lui rend bien) et les deux enfants de Pépère m'ont toujours dit qu'ils ont appris plein de trucs avec moi qu'ils n'auraient jamais connus avec leur mère ...
Répondre
M
A qui le dis-tu, Kéline ! Parfois c'est même la haine. J'en sais quelque chose. Pas si facile qu'on le dit en effet de former une belle et aimante famille recomposée.
Répondre
N
hi hi c'est a meme voiture, la deuxieme est simplement decouverte pour montrer l'armature<br /> bon mardi <br /> qing et rene
Répondre
X
Tu veux me rendre un coup de main ? J'ai besoin d'un billet, et j'ai l'idée : il ne te reste plus qu'à le rédiger...Viens voir par ici : http://xavierphoto.over-blog.com/article-20019318.htmlMille mercis...Xavierhttp://xavierphoto.over-blog.com
Répondre
X
http://xavierphoto.over-blog.com/article-19982822.html
Répondre
C
Bisous du soir sur les chapeaux de roues !!! bonne soirée, christelhttp://www.myspace.com/krystelmusiquehttp://annecymaville.over-blog.com http://toutsurbarrueco.over-blog.com
Répondre
C
bonsoir kéline.pas toujours évident, dans ma famille plusieurs cas ce sont produits, certaines familles recomposées ne posent aucun problèmes, d'autres par contre, c'est la catastrophe.bonne soirée à demain
Répondre
C
heu, oups, je voulais dire on a qu'une maman et on se sent toujours coupable si on aime sa "maratre"
Répondre