La crise économique et financière à notre porte
L'économie n'est pas mon premier souci, les finances encore moins et pourtant quand les inquiétudes nous cernent depuis plus d'un an et que l'étau
se resserre, il faut bien essayer de comprendre : Les états européens , la banque centrale, commencent à renflouer les banques en faillite. Dexia la franco-belge vient d'être
renflouée par trois états dont la France alors que la chambre des représentants américaine a refusé d'avaliser le plan de sauvetage présenté par l'administration Bush.
Les risques aggravés de chomage et de récession sont à notre porte.
Comment en est -on arrivé là ?
Tout est parti des Etats-Unis comme chacun sait et de la crise des "subprimes" mais aussi de la baisse des prix de l'immobilier qui ont commencé à chuter dans plusieurs régions des
États-Unis à partir de 2006.
Comment est ce possible ? Comment ces familles américaines achetant une maison et ne pouvant pas rembourser leur dette bancaire peuvent elles provoquer un tel
cataclysme planétaire ?
On comprend mieux l'enchainement des faits lorsque l'on part de la définition des subprimes. Ce sont des crédits hypothécaires accordés (aux
États-Unis) à une clientèle peu solvable, sur la base d'une majoration du taux d'intérêt (« prime
» appliquée à un emprunteur dont la solvabilité est « en dessous » d'un certain seuil) censée compenser les risques pris par le prêteur.
Donc, le banquier pour s'enrichir, prête sans vérifier l'état des finances de la famille mais le taux de crédit peut être majoré. A partir de là, la famille ne peut plus
rembourser et la banque lui reprend la maison..
Dans un premier temps on pense à ces pauvres gens qui se retrouvent à la rue ou sous une tente mais il faut prendre en compte les répercussions de ces non
remboursements sur l'état de santé des banques. Car le nombre de familles concernées étant très élevé ( De un à trois millions de
personnes ), les banques, qui pensaient pouvoir revendre ces maisons ne le peuvent pas et se retrouvent dans la panade. faute d'obtenir les remboursements des prêts
effectués et de pouvoir revendre les biens.
Là commence l'effet en chaîne ! Car le marché du subprime a été financé par la titrisation, opération financière, par laquelle une banque revend
sur des marchés spécialisés ses créances, ce qui lui permet de se refinancer et de réduire son risque (qui est reporté sur les investisseurs qui achètent ces créances). Les créances étant
regroupées transformées en titres négociables souscrits par des investisseurs.
Le risque s'est ainsi dispersé, a gagné du terrain, a franchi les frontières, mais a rendu les banques méfiantes. " Plus aucune banque ne prête à une
autre banque. Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 29. " J Attali
...
" Or leur mission pour financer l'économie c'est l'octroi de crédits " (N.S)
C est difficilement acceptable de renflouer des banquiers avides de profits, mais c'est le seul moyen pour que les banques ne fassent pas faillite et continuent à accorder des crédits
pour les entreprises et les particuliers donc pour ne pas faire sombrer le marché.
Rajout de dernière minute : Le commentaire de Dominique qui complète cet article et que vous pouvez lire en entier dans les commentaires
:
Il convient d'ajouter que le fameux "plan Paulson" qui vise à sortir de l'actif (oui, quand c'est en moins, ça figure à l'actif !!!) des banques les créances on ne dit plus "douteuses", mais pourries, prévoit de les faire financer par ce que l'on appelle des "fonds
souverains" !!!! Et je trouve que ça, c'est encore plus cynique que tout le reste. Que sont les "fonds souverains" ? l'argent des pays du Golfe ou de la Chine (les Chinois en plaçant leur argent
en bons du Trésor américains financent depuis plus de 10 ans le fait que les américains vivent à crédit). Par le passé, l'on a connu ça : ça s'appelait l'"emprunt russe".
Ce qui signifie que l'on n'a tiré aucune leçon du passé. Que les spéculateurs spéculent : OK. Mais que les états "responsables" ou des banques mutuelles comme la
Caisse d'Epargne ou la Banque Populaire se soient laissés prendre, c'est bien plus grave.