QUAND UN TRADER DEVIENT MOINE
" Un puissant témoignage spirituel, un recueil de fioretti urbaines, une épopée humaine et
spirituelle." (La vie)
Je n'ai pas lu son livre, mais
le parcours atypique d'Henri Quinson m'a donné envie d'en savoir davantage et j'ai lu l'article jusqu'au bout . Golden boy à New York, il a quitté son poste de banquier millionnaire à 28 ans pour se réfugier
dans un monastère alpin. Après une retraite de plusieurs années, il s'est débarrassé de ses millions en les cédant à des associations et s'est fixé à Marseille où il s'occupe des
enfants d'une cité du Nord de Marseille.
Je le cite : " J'ai infiniment plus de pouvoir en tant que professeur qu'en tant que trader", car la vraie richesse, c'est l'éducation, seule apte à changer le monde ".
En une phrase, il rétablit l'ordre des priorités .
Cet ancien trader a quitté la finance pour donner un sens à sa vie, et il qualifie la crise de " gros rhume pour le marché"
avant d'ajouter : "il y a toujours eu des crises même si celle-ci est particulièrement grave" . Inquiète de
l'effervescence journalistique et politique, saturée des chiffres et des pourcentages catastrophes que l'on nous a asséné cette semaine, cette phrase qui
dédramatise me soulage. Même si elle n'empêche en rien une inquiétude sous-jacente : les gens modestes payeront l'addition d'une façon ou de l'autre, un jour ou
l'autre. Les gens modestes que le manque à gagner peut faire basculer...
Dans les marchés boursiers l'argent s'est perverti puisqu'il ne sert plus à améliorer la vie mais à faire de l'argent, de plus en plus d'argent jusqu'à ce que la bulle éclate.
Mais pour la majorité des gens , il a gardé tout son sens premier.
Je crois que je vais lire ce livre, une soeur Emmanuelle au masculin, ça ne se rate pas.
Bon dimanche.