L ALCOOL DANS LE COLLIMATEUR
Ne vaudrait il pas mieux éduquer intelligemment et sans tabou sur les dangers et... les bienfaits de l'alcool plutôt que de poser des interdits de plus en plus forts qui risquent à long terme d'avoir pour effet d'en augmenter la consommation mais d'une façon plus sournoise ? Les bienfaits de l'alcool existent, personne n'en parle et on en vient trop vite aux risques. S'il n'y en avait pas, il y aurait moins de consommateurs volontaires qui ne sombrent pas pour autant dans la dépendance et qui conduisent uniquement quand ils sont sobres. Vous vous souvenez de cette pub : " tu t'es vu quand t'as bu ? " elle supposait que boire c'est trop boire donc elle ne faisait pas la part des choses et n'a pas dû changer grand chose.
Néanmoins le risque est là : trop boire, l'accoutumance, l'esclavage quotidien. Car la consommation d'alcool n'est pas sans risque et il s'agit avant tout de ne pas devenir dépendant, ce qui présente un réel danger pour soi, pour l'image qu'on a de soi mais aussi pour les autres.
C'est toujours pareil , on réprime avant d'éduquer et ainsi on ne prépare pas à la vie ! Sévir n'est pas éduquer, ce n'est qu'une éventualité possible si l'explication a échoué. Mais dans tous les cas, il vaut mieux commencer par expliquer au lieu d'aller directement à l'interdit. Dans les familles on parle de l'alcoolisme mais pas toujours. Il suffit qu'un des membres de la famille, même parmi les ascendants lointains, soit ou ait été dépendant, aussitôt l'alcool devient un sujet tabou, les enfants se situent alors dans le rejet ou la fascination.
Restent toutes les instances éducatives ou qui se disent telles.
Le but de cette éducation serait d'apprendre à l'adolescent à gérer tout seul sa relation à l'alcool, en fonction des réactions qu'il entraine dans son propre corps et de lui apprendre à savoir s'arrêter avant d'aller trop loin.Toute une démarche non culpabilisante, librement choisie ( mais je parie qu'il y aurait des candidats ! ) mise en chantier par des associations, le corps médical, des psychologues, les médias pour retransmettre. J'exclus l'école bien entendu mais pas l'utilisation de ses locaux. Quant à l'Etat, sans pessimisme excessif, ce n'est pas la loi Bachelot avec ses messages et ses contre-messages qui va régler le problème. Trop d'intérêts en jeu et un discours qui ne va pas au fond des choses
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