L EFFET PRINTEMPS
Sans nul doute le renouveau du printemps agit sur l'humeur des êtres vivants. La lumière plus
longue, la journée plus chaude, les hormones s'affolent et s'énamourent.
En tout état de cause, les hormones des Cassandres qui nous informent sont à l'abri de ce bouleversement de la nature. Toujours catastrophiques les infos, alors que le soleil
brille et que la nature est en plein bouleversement. En ce prélude si agréable de jours meilleurs à venir, il serait d'actualité de se préoccuper de l'environnement pour être
encore plus en harmonie avec le monde qui nous entoure. Mais non, on se demande même ce que Borloo est devenu.
Aucun journaliste donc ne parle du printemps et pourtant le mettre en valeur adoucirait le reste. Le reste c'est dans l'ordre croissant de leurs inquiétudes censées être celles des
auditeurs, lecteurs et téléspectateurs : les balourdises du pape, l'impérative nécessité de savoir qui a accueilli N.Sarkozy et sa femme au Mexique, les morts de la guerre
en Afghanistan, la crise avec un grand C et ses répercussions sur le chomage, les grèves qui se profilent sur fond de révolte sociale. Mais aussi les difficultés à se loger
et les expulsions après la trêve hivernale. A ce propos une question me taraude, comme on le dit dans une rubrique du Grand Journal. Avec tout ce qui s'est mis en place au 20e siècle (même
le pape si décrié parle du préservatif qui est loin d'être le seul contraceptif ni le plus sûr), je me demande pourquoi les gens font autant d'enfants sans même s'assurer qu'ils
pourront les loger décemment. Les imprévisibles aléas de la vie qui n'entrent pas dans les prévisions au moment où ils sont conçus sans doute.
J'ai lu dans l'Express qu'une famille allemande avait adopté un
léopard que les autorités lui ont enlevé parce que ce n'est pas légal. Cette famille lui avait proposé un enclos de 1400 m2. Il y a de la place pour loger les léopards s' il
en manque pour loger les humains. Malgré tout, ce n'est pas une vie pour un léopard de rester tout seul dans son coin surtout au printemps. Au parc des félins à Nesles, il y
avait trois léopards dans un immense enclos de plusieurs hectares. J'ai eu la chance de pouvoir en photographier un. Mais à dire vrai, ils seraient encore mieux en toute
liberté dans leur milieu naturel s'ils y étaient à l'abri. Comme quoi, rien n'est jamais parfait./http%3A%2F%2Fimg13.imageshack.us%2Fimg13%2F5580%2Flopard111.jpg)