OU L'ON REPARLE DE SIGNES RELIGIEUX OSTENSIBLES...

Publié le par kéline

... et d'un nouveau langage du corps dans nos sociétés occidentales, nouveau langage qui reste à décoder. Il a commencé à la fin des années 80 en signalant " Mes cheveux, je les cache " . Il continue aujourd'hui en disant : " mon corps je le cache "1
 

" Le député (PCF) André Gerin a déposé une proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête parlementaire sur le port, par certaines femmes musulmanes, de la burqa ou du niqab - un voile noir qui les recouvre entièrement laissant apparaître les yeux "..." «La vision de ces femmes emprisonnées nous est déjà intolérable lorsqu’elle nous vient d’Iran, d’Afghanistan, d’Arabie Saoudite... Elle est totalement inacceptable sur le sol de la République française», considère-t-il.. ".

Une commission d'enquête ? Dans quel but ? 
La question serait-elle de savoir si cette " tenue " est acceptable ou non sur la voie publique ? La loi sur les signes religieux ostensibles interdits dans les écoles (2004) et les administrations devrait-elle être étendue dans d'autres domaines tant cette image de la femme se répand de plus en plus  dans nos banlieues ?
 Si le but  vise à connaître les motivations réelles de ces femmes, la commission va avoir beaucoup de difficultés pour les cerner car elles restent dans un discours religieux primaire quand elle veulent bien s'exprimer.
Il est bien entendu exclu qu'une idée divine saine et naturelle impose une telle négation du corps  pour les croyants chrétiens, musulmans ou juifs. On ne peut donc supposer vraisemblable un ordre divin, surgi dans l'imagination d'un homme - si prophète soit-il-  qui exigerait que la femme cache son corps. Corps de femmes nées en France, françaises depuis plusieurs générations, élevées dans les écoles de la République.
Ce phénomène nouveau (burka, niqab)  pousse à réfléchir aux motivations profondes qui poussent  une femme à se dissimuler de la sorte alors que jusqu'à présent elle avait toujours vécu à visage découvert.
- Pression du milieu ?  Certes ! Le corps de la femme est source de désirs, le plus simple pour ne pas les faire naître étant de le dissimuler. Mais l'explication parait insuffisante d'autant plus que ce déguisement peut, au pire, attirer certains pervers.
-Phénomène de mimétisme ? L'une commence, les copines suivent, un jeu qui s'appellerait : " Qui dit mieux ?  "
- Rejet de l'autre, de sa religion ou de son athéisme, refus de communiquer avec lui, exprimé par cette négation de leur propre réalité corporelle.
- Envie de choquer en prenant le contre-pied de la libération des corps en Occident depuis le milieu du 20e siècle .
- Nouvelle pathologie du 21e siècle, héritée des extrémistes musulmans du Moyen-Orient et qui s'apparenterait à des pratiques d'origine hystérique comme celles décrites par Diderot au XVIIIe siècle dans sa satire des couvents. Une autre façon de le dire : "   Mon corps est laid, mon corps est malade, je dois me punir en le cachant c'est ma seule façon de survivre. "
Dans tous les cas, est-ce que légiférer peut changer la donne ? Légifère t-on pour les femmes qui détruisent leurs corps autrement ? Par l'alcoolisme ? La dépression anorexique ? la prostitution ?
N'est-ce pas notre désir d'aider les autres qui est mis en défaut et notre impuissance à transformer le monde qui nous fait réagir ?  Quelles que soient les multiples raisons de leur mutation vestimentaire héritée des fins fonds de l'Afghanistan, j'ai le sentiment profond qu'elles seules pourront changer leur tenue, si elles en ont envie. L'essentiel a été fait en 2004 et l'essentiel c'était l'école. La burka serait-elle une  provocation extrême à cette loi juste ? Dans ce cas,  elle disparaîtra d'elle-même.

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M
@ Plume S je comprends bien cette posture ferme et irrévocable, elle est un raisonnement de ta valeur que tu supposes universelle celle très martiale que tu décris et a montré ses limitesvoir la réalité ne donne aucun droit d'imposer à qui que ce soit de la voirimposer la burka n'est pas bonne chose, imposer le jeans taille basse et le string non plus... pourtant...bien sûr, tu notes le raisonnement conditionné des autres sur des valeurs qui SONT universelles... mais tu te trompes de valeurs, il s'agit de la liberté que nous prônons et qui ne s'impose en aucun cas...j'attire ton attention sur un point: tu ne peux imposer la liberté par la force et par la loi, c'est un non senset si tu parles en terme de provocation que ce ne soit pas pour y répondre par la provocation opposée...provocation politique et religieuse dis-tu?de certains sans doutemais pas tous, c'est là que tu te trompes, beaucoup sont sincères.et tu jetterais le bébé avec l'eau du bain, à en juger de ces quelques lignes (qui bien sûr ne peuvent pas servir pour juger correctement de tes propositions)s'il est important "d'imposer celles des valeurs républicaines qui sont laïques (et non pas "républicaines laïques" non sens historique) il ne coule pas de source que le moyen soit la loi...une loi qui serait difficile à faire appliquer, n'aurait que l'effet inverse.c'est pourquoi, si tu relis mon post précédent, je préconise des aménagements..après tout il y a 700 ans, dans notre pays, nous en étions où avec l'état et avec la religion... réfléchis deux minutes... et depuis...hm? ne serait-ce que le siècle dernier...qu'avons-nous fait encore en France contre les pratiques religieuses non chrétiennes pourtant pas ostentatoires dans notre état "laïc"...?ne faut-il pas du temps pour faire des aménagements entre les pratiques religieuses et les nécessités sociétales ou l'intérêt d'un grand collectif non tribal?on n'est peut-être pas obligés d'attendre 700 ans, mais tout de même, il faut garder un peu d'humilité eu égard à notre Histoire...en Française d'origine religieuse catholique, je me vois mal donner la leçon sur le sujet...maintenant tu peux rester camper sur la méthode ferme, mais si on essayait un peu la compassion et la patience tolérante pour une fois...tu risques quoi: sans adversaire à provoquer, "qui se sente provoqué"... il n'y a pas d'intérêt à la provocation... pour la part qui en est en tous cas...crois-tu à la liberté?aux valeurs de la république?alors tu comprends ce que j'avance avec le petit minimum de sagesse que ça comporteet tu vois que la liberté ne peut s'imposerdes personnes qui respectent la loi qui les force et les contraints dans leur pratiques, trouvent toujours moyen de manifester leur communautarisme autrement et de provoquer autrement au besoin... l'escalade des provocations, non merci...c'est ni une leçon, ni un bien collectif, ni un progrès vers la liberté.mais ça n'engage que moi.merci Kéline pour cette page ouverte à la controverseet merci Plume de le voir ainsibelle nuit à tous et toutes.
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F
le danger si on légifère pour l'interdire dans la rue, c'est que ces femmes restent enfermées ; moi je crois beaucoup à une sorte de mode  , de la provocation sûrement aussi ; ce sont les hommes qui sont obsédés par le corps de la femme et ils la punissent de leurs propres faiblesses en l'obligeant à se cache!il y a de la pression aussi forcément  ca les extrémistes sont actifs dans les banlieues, c'est cintre ceux-là qu'il faudrait lutter en premier ;la loi c'est une arme à double tranchant ;mais rester ferme sur les lois actuelles !
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M
Merci pour cette réflexion. c'est vrai qu'elle est nécessaire et que l'interdiction immédiate serait une belle intolérance. pourtant  je souffre pour ces femmes, j'ai mal à mon "féminin" que j'aime tant, j'ai mal à notre chère liberté, j'ai mal au spirituel qui est le contraire de cette barbarie....
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D
Je ressens cette manifestation, très théâtrale, de "piété" comme une provocation.Mais dans ma ville,  nous somme strès étrangers encore à ce phénomène, quoiqu'une des jeunes voisines de ma rue porte un foulard.S'habiller comme l'on veut, dans les limites de ce que la loi considère comme la décence (mais la notion de décence est susceptible de varier : j'ai entendu un reportage sur une plage du midi, les jeunes femmes ne veulent plus exposer leurs seins ; retour de la pudeur. Car l'argument qui pourrait être apporté, c'est qu'on est plus à l'aide avec un soutien gorge que sans, quand on est comme moi, bien dotée !) se défend : mais a-t'on le droit de circuler librement dans ces quartiers snas être enveloppée des pieds à la tête ? L'association ni putes ni soumises a donné, je crois, la réponse.ET si l'on parle de confort : porter des gants ou un foulard en nylon l'été, ou du noir, doit être insupportable !!!
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M
Salut Kéline ! contente de te relire, j'espère que les vacances ont été à ton goût et que le beau temps était de la partie. Voilà un sujet encore bien « chaud » en effet. J'ai bien aimé ton article une bonne réflexion à faire aussi là-dessus. Ici au Québec c'est presque une guerre qu'ils font à ces femmes de ne plus se voiler et la dernière a été durant les élections !! Imagine... 1ère fois où ils leur ont demandé de ne pas se cacher le visage pour voter... alors que tous les autres citoyens doivent assurer leur identité avec carte et visage découvert !! c'est complètement hallucinant tout cela y compris à l'école et au travail. Bon je vais me coucher, passé 1h AM et sujet trop sérieux à cette heure :)) bisous et bon WE chère Kéline.
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:
Un sujet qui donne à réfléchir ... Moi non plus je ne comprends pas. Ma première idée se rapprocherait davantage de la provoc' que d'une conviction profonde ... Menfin, ça ne va pas m'empêcher de dormir, non plus ...Bonne fin de semaine ! Bisoux.<br />  <br /> dom qui a encore un WE surchargé ... <br />
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P
"mais je crois qu'il est important de laisser chaque individu faire seul le travail vers la liberté et la réelle identification du Soi, de laisser les gens qui préfèrent cacher leur corps qu'assumer leur impact social, y compris par procuration (le désir des "autres" qu'elles fassent ainsi)"C'est bien mal connaître les fondamentalistes religieux musulmans que de raisonner avec nos critères occidentaux de liberté individuelle issus d'une longue et douloureuse histoire de luttes et d'apprentissage de l'émancipation. N'oublions pas qu'ils raisonnent en fonction d'une interprétaton combattante et conquérante du Coran, et que la notion de "séparationde l'Eglise et de l'Etat" n'existe pas dans leur conception du monde.Face à la violence, les arts martiaux m'ont appris les trois approches du combat : dévier l'attaque, stopper l'attaque, et blesser et/ou détruire l'adversaire ou ennemi.Ces réponses sont graduelles et ont fait la preuve de leur justesse et de leur efficacité.Concernant le port de la burka ils'agit d'une provocation politique et religieuse qui nécessite une réponse adaptée. L'interdiction du voile dans les lieux publics en France a permis d'arrêter la propagande communautariste depuis 2004 et d'imposer le respect des valeurs républicaines laïque de la France.Nous sommes donc confrontés à une récidive des milieux extrèmistes qui implique désormais non seulement une interdiction du port du voile dans tout l'espace public, mais une sanction à l'égard des responsables de ces faits qui devraient être considérés par la loi française comme des délits, voire des crimes si la femme est contrainte à porter la burka par la force.Mon activité bénévole - à temps plein - en direction des milieux immigrés magrébins, africains, et de tous les pays m'a appris à fairepreuve de discernement et voir la réalité comme elle est et non pas comme je désirerais qu'elle fut au nom de nos valeurs universelles.Cordialement
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K
<br /> ton témoignage est très enrichissant ,  merci beaucoup  !<br /> <br /> <br />
M
coucou kéline, espérons qu'un jour elles auront le choix, bonne soirée bisous
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K
<br /> espérons donc merci revelise et bonne journée<br /> <br /> <br />
C
ces femmes,nées en france(ou pas d'ailleurs)et qui portent la burka ne sont malheureusement pas atteintes d'une "pathologie" grave,sinon,il suffirait de les soigner...Peut-on assimiler une religion à une maladie?Telle l'anorexie,l'alcoolisme? Certes non.Comme tu l'expliques si bien,keline,il y a la pression,le mimétisme,la provocation(beaucoup),et la mauvaise interprétation du Coran parfois,qui arrange certainement qq musulmans,pardon,islamistes plutôt...Mais pourrions-nous un instant penser au plus grand nombre?C'est à dire à nous français non islamistes,vivants en France,pays libre et laïque qui a depuis longtemps séparé l'état et l'église...Nous qui sommes contraints de supporter cet étalage fantomatique effrayant pour nos enfants(si si)qui nous oblige à nous tenir à distance de ces femmes et nous impose cette vision d'un autre âge.Moi,ça me gène,ça gâche mon paysage,ça agresse ma conscience.Le mieux serait un emménagement dans un pays musulmans pour ces femmes,oui mais voila,la burka est interdite dans certains pays musulmans!...C'est un comble non?!!!Reste l'afghanistan...
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K
<br /> en fait Cricri, je crois que l'idée de se cacher le corps aussi radicalement ( c est toi qui m'a fait voir l'autre jour au marché qu'elles avaient même rajouté des gants à leur panoplie ) est aussi<br /> le symptôme d'une piteuse image qu'elles en ont que ce soit pour des raisons dites religieuses acceptées ou imposées et je pense même que ça pourrait se soigner même si la guérison est<br /> incertaine. Une religion poussée à l'extrême et reposant sur aucun précepte s'apparente à une maladie et non pas à une recherche de spirituel et de divin ( c est aussi malsain que les<br /> sectes qui elles aussi se réclament de dieu et qui enchaînent leurs adeptes. Dernièrement,  la justice vient d interdire une secte et les extrémistes musulmans peuvent être<br /> considérés comme les membres d une secte, ils font  du lavage de cerveau aussi radicalement et y ajoutent de la provocation :<br /> La dérive sectaire des femmes visibles parce qu'invisibles ;)<br /> <br /> <br />
B
salutEt si on demandait aux femmes ce qu'ils en pensent Je serais le gouvernement je ferais un référendum et tout serait régler une bonne fois pour toutesMaintenant chacun fait ce qu'il veut parcequ'on est en Républque mais la France est un pays laïque et on doit au moins respecter l'autre bonne soirée
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K
<br /> on est pris dans la contradiction la liberté doit elle être sans limites au risque de léser certains citoyens de ses droits légitimes, ou encore quand la liberté opprime et que la loi<br /> libère...<br /> <br /> <br />