PARIS-MATCH MYSTIFIE ...

Publié le par kéline

...n'a rien vu venir.

Ils sont étudiants aux Arts Déco à Strasbourg et se sont inscrits au Grand Prix Paris Match du photoreportage étudiant, concours qui offre 5 000 euros et une publication dans le magazine au meilleur reportage signé par des aspirants photographes. Titre de leur reportage : " Etudiants. Tendance Précaire ". 
Ils fabriquent alors très sérieusement un reportage photo dans le style Paris Match, en se documentant sur le genre et en rencontrant des professionnels. Le sujet est bien réel mais ils poussent jusqu'au bout les clichés. Des amis interprètent des personnages dans des situations particulièrement tragiques :  un jeune homme qui vit dans un squat, un autre qui dort dans sa voiture, une jeune fille qui se prostitue : " Pour pouvoir étudier le jour, je me sers de mon cul la nuit. De temps en temps je reviens à l'appart entre midi et deux pour dormir. C'est dingue d'en être arrivée là. Heureusement j'arrive encore à le cacher. » Dans le reportage, tous témoignent par des formules chocs.

 Ils pensaient que ça ne passerait jamais et pourtant le mercredi 24 Juin, ils ont reçu le Grand Prix dans les locaux de la Sorbonne. 
 I
ls  révèlent alors le bidonnage au jury en lisant un texte dans lequel ils décrivent leur "démarche artistique" comme une " tentative de remise en question " des " rouages d'un discours médiatique qui a pour ingrédients la complaisance et le voyeurisme dans la représentation de la détresse ". " On s'est dit que ça serait une bonne occasion de dévoiler les mécanismes d'une certaine presse qui ne vérifie pas ses sources et privilégie l'information sensationnaliste et racoleuse", commente Rémi Hubert.  " On avait exagéré les photos, on avait écrit les légendes à la première personne pour bien faire larmoyer», poursuit-il. "  On était très surpris. Le jury faisait un peu la tête, mais on nous a remis le chèque comme si de rien n'était. " . Il était trop tard, de toute façon, pour empêcher la publication.

Paris Match a décidé d'annuler le trophée mais a maintenu la bourse de 5.000 euros à l'école des Arts Déco .

Une mise en scène qui s'avoue comme telle ! 
 Voila qui met un peu de gaieté dans le monde médiatique dont les dits reportages  ne sont parfois rien d'autre que des articles à sensation avec le poids des mots et le choc des clichés méticuleusement choisis pour faire pleurer dans les chaumières. Ou, à l'inverse, pour transcender une réalité pas très réjouissante.
Dans un cas comme dans l'autre pour travestir l'information.





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C
je leur dit "bravo" à ces étudiants ! C'est vrai qu'il arrive assez souvent que la presse en fasse trop  sans  vérifier les sources..et c'est un plaisir de revoir "l'arroseur, arrosé"
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:
Bon week-end ! Bisoux.dom 
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L
Je te souhaite un très bon week end ! Est ce que tu vas profiter des soldes ?? BisousLove xxx
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M
Chapeau......et bravo......Et "l'arroseur arrosé" se laisse voir à chaque fois avec autant de plaisir !!!!Bisous et bon week-end.....
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G
bravo les jeunes ... et le film l'arroseur arrosé est très pertinent bises
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M
Ca montre à quel point on peut être facilement manipulés !
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P
Quand tu prends les réclames à la TV pour tel ou tel produit ou aliment, comment son vérifiés les affirmations de résultats ?Bises.
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F
ils ont eu une bonne idée de faire cela:icar les éditeurs  pensent plus souvent aux tirages  de leur journal plutôt qu'à faire des articles sérieux et vrais ! le sensationnel est privilégié  à nos dépens!  bonne journée
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M
Bravo les jeunes! ou comment montrer la manipulation par l'image... et merci pour ce rappel en images de l'arroseur arrosé
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C
ouais...ça remet les pendules à l'heure quoi ! lol bisous du jour, christel
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