LE CONTE DU PENDU DEPENDU
Un jour, un homme, par désespoir et aussi par autopunition, et encore par culpabilisation, car il voulait faire
de la peine à son entourage, et aussi par un signe d'appel, car il ne se sentait pas entendu, et encore par défi, pensant que tout s'arrêterait...un jour, dis-je, un homme s'était pendu.
Il fut dépendu par quelqu'un qui passait par là.
Quand il ouvrit les yeux, il dit :
- C'est trop tard, vous auriez dû m'aider avant, m'aider à ne pas me pendre !
- Mais je ne vous connaissais pas ! dit le sauveteur inconnu.
- Cela ne fait rien, vous auriez dû quand même m'aider avant !
- Je passais juste par là.
- Justement, il ne fallait pas passer.
- J'ai pensé bien faire.
- Ceux qui disaient m'aimer pensaient eux-aussi bien faire...en ne faisant rien !
- Alors, j'aurais dû vous laisser mourir sans intervenir ?
- Non, intervenir avant que je me pende, me reconnaître, m'entendre, m'apprécier, m'aimer au besoin. Tout cela avant. Avant que mon désespoir ne me fasse douter de tout.
- Voulez-vous que je vous remette la corde autour du cou ? proposa l'inconnu.
- Surtout pas, je n'ai pas envie de mourir, j'ai besoin de parler.
- C'est que...Je n'ai pas le temps, je suis pressé.
- Oui, vous aviez seulement le temps de me dépendre ou de me remettre la corde autour du cou, pas de m'écouter.
- C'est tout a fait cela. Je suis pressé de vivre moi !
- Si un jour vous vous pendez, comptez sur moi, je ne vous décrocherez pas.
Je vais vivre avec cette idée, je sens qu'elle va me soutenir.
Il arrive ainsi à certains êtres d'avoir besoin pour survivre de s'opposer à toute tentative d'échange.
Ne croyez pas qu'il s'agit d'une histoire irréaliste. veuillez la relire et écoutez entre les mots.
Il fut dépendu par quelqu'un qui passait par là.
Quand il ouvrit les yeux, il dit :
- C'est trop tard, vous auriez dû m'aider avant, m'aider à ne pas me pendre !
- Mais je ne vous connaissais pas ! dit le sauveteur inconnu.
- Cela ne fait rien, vous auriez dû quand même m'aider avant !
- Je passais juste par là.
- Justement, il ne fallait pas passer.
- J'ai pensé bien faire.
- Ceux qui disaient m'aimer pensaient eux-aussi bien faire...en ne faisant rien !
- Alors, j'aurais dû vous laisser mourir sans intervenir ?
- Non, intervenir avant que je me pende, me reconnaître, m'entendre, m'apprécier, m'aimer au besoin. Tout cela avant. Avant que mon désespoir ne me fasse douter de tout.
- Voulez-vous que je vous remette la corde autour du cou ? proposa l'inconnu.
- Surtout pas, je n'ai pas envie de mourir, j'ai besoin de parler.
- C'est que...Je n'ai pas le temps, je suis pressé.
- Oui, vous aviez seulement le temps de me dépendre ou de me remettre la corde autour du cou, pas de m'écouter.
- C'est tout a fait cela. Je suis pressé de vivre moi !
- Si un jour vous vous pendez, comptez sur moi, je ne vous décrocherez pas.
Je vais vivre avec cette idée, je sens qu'elle va me soutenir.
Il arrive ainsi à certains êtres d'avoir besoin pour survivre de s'opposer à toute tentative d'échange.
Ne croyez pas qu'il s'agit d'une histoire irréaliste. veuillez la relire et écoutez entre les mots.
Jacques
salomé
Contes à guérir, contes à grandir

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