Je convertis, tu convertis...je n'convertis plus...tu...
Depuis six ans déjà nous comptons en euros. Longtemps, j'ai fait des conversions approximatives
et rapides pour avoir une idée de la somme dépensée en francs comme on le fait dans un pays étranger dont on découvre la monnaie. Mais un jour, alors que je venais de faire
machinalement la conversion dans ma tête, il m'apparut clairement que l'euro avait pris le relai et qu'il répondait parfaitement à la valeur référence de la
somme dépensée. A partir de là, terminées les conversions : J'étais devenue une euro-consommatrice.
Lu dansl'Express que 45% des français pensent encore en
francs.
" L'utilisation de l'une ou l'autre monnaie dépend à la fois du montant des dépenses, de la fréquence des achats, de l'âge, du
niveau de diplôme, du lieu de résidence ou encore du niveau de vie. Ainsi, plus le montant est faible, plus il a de chance d'être exprimé en euros.
En dessous de 100 euros, 98% des dépenses sont exprimés en euros, tandis qu'au delà de 1500 euros, près d'un quart des montants sont encore comptabilisés en francs. Les ménages se réfèrent plus
facilement au franc pour les dépenses les moins courantes ou les ressources exceptionnelles."
L'enquête n'envisage pas l'aspect psychologique, variable plus difficile à maîtriser, mais je pense que renoncer au franc a été plus ou moins aisé selon l'attachement que
nous éprouvions pour notre monnaie.