Un nom qu'on n'oubliera pas
Parmi tous les articles que j'ai lus sur la tragédie vécue par Chantal Sebire qui souhaitait avoir une assistance pour écourter ses souffrances, et mourir dignement, celle-ci traduit le mieux ce que j'ai ressenti. Je vous laisse le soin de le lire et de le commenter.
" D'où vient-elle cette certitude qu’une étape est franchie? Que quelque chose s’est enclenché qui ne s’arrêtera pas? On devra une loi sur la fin de vie à Chantal Sebire comme on a dû le droit à l’avortement à Marie-Claire, la jeune fille de 17 ans poursuivie pour avoir avorté et acquittée en 1972 à Bobigny. Bien sûr, cela prendra du temps. Mais l’histoire commence aujourd’hui.
Ces moments là, où une société s’apprête à briser un tabou, sont fascinants. On mesure combien ils ont été préparés par d’autres événements qui ont fait leur chemin en nous, le plus souvent à notre insu. Et on se découvre “ prêt ”, non pas en raison d’une épreuve personnelle, mais à cause de l’exemple public donnée par une femme dont on ignorait tout et dont soudain l’histoire nous concerne intimement. Et gardons ce nom, Chantal Sebire, il est parti pour vivre longtemps ? . "
Chantal Robert-Diard